Vieillissement

Un modèle prêt à être déployé

Il est aujourd’hui possible d’envisager à 1, 2 ou 3 ans l’essaimage partout en France d'organisations de télémédecine coordonnée au service des Ehpad.

Cet article fait partie d’une série un peu particulière :
📅 4 semaines
👉 4 épisodes
…pour vous parler d’une actualité brûlante. Plus précisément d’une solution qui marche, issue d’une collaboration unique entre acteurs publics, territoriaux et privés.

L’épisode #1 (« Le problème ») est accessible ici.
L’épisode #2 (« Une solution ») c’est par là.
L’épisode #3 (« Le terrain ») est disponible.
Bonne lecture !

Episode 4/4 : le futur

« Ne pouvant plus sortir maman, car atteinte de la maladie d’Alzheimer, je trouve que ce procédé est extraordinaire ! Je vous donne l’autorisation de relayer auprès de qui de droit mon mail de témoignage [sur] la Policlinique mobile, et son infirmier formé. Que tous les lieux où les déplacements deviennent difficiles, voire impossible, que tous les villages les déserts médicaux puissent en bénéficier. »

Karine Losson, fille d’une résidente d’Ehpad bénéficiaire de la Policlinique Mobile (57)
Vieillissement

🏁 Un modèle prêt à être déployé

Les enseignements tirés du terrain, relatés dans notre épisode précédent, dépassent la Policlinique Mobile. Ce que nous sommes fiers d’avoir contribué à définir, c’est une nouvelle organisation de soin, sa composition et son échelle territoriale optimale, capable de faire une différence sur le terrain. C’est cette nouvelle « case » qui a aujourd’hui toute légitimité à trouver sa place dans le droit commun, sans être « orthogonale » à notre système de santé. L’objectif est que demain, d’autres organisations puissent s’en saisir, via par exemple, un cahier des charges dédiés, émis et contrôlés par les ARS.

Ce sont ces modalités que nous souhaitons contribuer à définir au plus vite aux côtés des institutions qui nos accompagnent. Cette organisation est prête à être déployée. Il est aujourd’hui possible, avec une volonté politique et un véhicule juridique adapté, d’envisager à 1, 2 ou 3 ans l’essaimage de ces organisations de soin partout en France

  • multipliant la portée de médecins,
  • reterritorialisant le soin et recréant des synergies territoriales,
  • au meilleur des compétences des soignants impliqués, ainsi valorisées,
  • soulageant une filière en grande souffrance appelée à être de plus en plus sollicitée,
  • avec des économies systémiques directes (coordination) ou indirectes (prévention et suivi),
  • …au plus grand bénéfice de centaines de milliers de résidents, de leurs familles, de leurs aidants.

Face aux défis auxquels notre société toute entière fait face de façon urgente, aux enjeux de santé et du vieillissement, il n’y a pas de solutions magiques : mais il y en a qui marchent.

Les expérimentations Article 51 ont été lancées avec les moyens et la volonté de créer des modèles efficients, efficaces, réplicables, pour mettre en place de nouvelles organisations de soin. Celui de la Policlinique Mobile TokTokDoc est prêt à l’emploi en termes opérationnels, moyennant les ajustements réglementaires lui permettant de prendre de l’ampleur. Il a de plus été développé avec le soutien de l’État, présent au capital du porteur via le Programme d’Investissements d’Avenir « Territoires d’innovation ».

Agir aujourd’hui pour préparer demain

Il est urgent de faire bouger ces lignes ensemble, en accompagnant l’essor des nouvelles formes d’exercice et du numérique, pour proposer des modalités de réponse à la demande de soins. Il faut capitaliser sur les forces de notre système de santé sur lesquelles nous pouvons compter aujourd’hui. Car demain, il sera trop tard : la part des 75-84 ans va augmenter de 50% d’ici à 2030. Ils seront alors 6 millions. On entre en moyenne à 85 ans en Ehpad, la suite est donc largement anticipable – et à craindre si rien n’est fait.

Nous avons eu la chance et le bonheur de participer à la rédaction collective d’un Plaidoyer pour favoriser l’accès aux soins de spécialité, à la prévention, et à la coordination en EHPAD. Il est accessible ci-dessous. N’hésitez pas à le partager et à le commenter : la question nous concerne tous, la réponse aussi.

Nous remercions Maître C. Evin, le Professeur JJ. Zambrowski, Madame V. Schlier, Messieurs J. Malfaisan, S. Buzon, S. Le Bouler, et les Docteurs O. Reynaud-Lévy, G. Durel, S. Meyer, F. Wone, C. Bayle de leurs précieuses contributions.

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